Numbnday actu : Guinée Équatoriale : Baltasar Ebang Engonga condamné à 8 ans de prison pour détournement de fonds

jeudi 28 août 2025

Guinée Équatoriale : Baltasar Ebang Engonga condamné à 8 ans de prison pour détournement de fonds

 Guinée Équatoriale : Baltasar Ebang Engonga condamné à 8 ans de prison pour détournement de fonds


Malabo, Guinée Équatoriale - Le tribunal provincial de Bioko a rendu son verdict dans une affaire qui secoue la Guinée Équatoriale : Baltasar Ebang Engonga, l'ancien directeur de l’Agence nationale d’enquête financière (ANIF), a été condamné à une peine de huit ans de prison ferme. En plus de cette lourde peine, il devra s'acquitter d'une amende de 125,4 millions de francs CFA.

Un verdict sans appel

Le procès, très suivi dans le pays, a abouti à un verdict de culpabilité pour détournement de fonds publics. Les preuves présentées par le ministère public ont démontré que M. Ebang Engonga avait utilisé son poste pour des enrichissements personnels, en puisant dans les fonds de l’ANIF.

L'accusation a notamment mis en lumière l'utilisation abusive de frais de mission professionnels. L'ancien directeur est accusé d'avoir gonflé ses dépenses de voyage et d'avoir détourné ces sommes à des fins personnelles. Ce type de délit est particulièrement grave car il touche directement à la probité des institutions chargées de la bonne gouvernance financière.

L'ANIF, un symbole de la lutte anticorruption

L'Agence nationale d’enquête financière a été créée pour être un pilier de la lutte contre la corruption, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.  La condamnation de son ancien dirigeant est un événement marquant. Elle envoie un message fort : personne n'est au-dessus des lois, même ceux qui sont censés les faire respecter.

Cette affaire intervient dans un contexte de critiques internationales sur la gouvernance et la transparence en Guinée Équatoriale. Si certains y voient une volonté du gouvernement de renforcer la lutte anticorruption, d'autres restent prudents, et estiment que ces procès pourraient aussi servir à des fins politiques.

Une affaire qui résonne

La peine infligée à Baltasar Ebang Engonga est l'une des plus lourdes prononcées pour ce type de crime dans le pays. La somme de l’amende, 125,4 millions de francs CFA, est colossale et correspond aux montants détournés.

Ce cas soulève des questions sur la surveillance et le contrôle des hauts fonctionnaires et des institutions chargées de la régulation financière. Il faudra observer si cette condamnation marque un tournant dans la lutte contre la corruption dans le pays, ou si elle reste un cas isolé.


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