Numbnday actu : janvier 2026

mardi 27 janvier 2026

Le Réveil de l'Europe : Faire Face à la Doctrine Trump

L'ancien président François Hollande pose un diagnostic sans concession sur l'évolution des relations transatlantiques. Selon lui, le retour ou l'influence durable du "trumpisme" ne représente pas une simple parenthèse politique, mais une rupture historique profonde. Un changement de paradigme : Du droit à la force Pendant des décennies, l'ordre mondial a reposé sur des règles multilatérales et des alliances prévisibles. Aujourd'hui, nous basculons dans une ère dominée par : * La menace systématique : L'usage de l'intimidation comme outil diplomatique de premier recours. * L'action de force : Une remise en cause des traités internationaux au profit d'intérêts nationaux immédiats. * Le chantage économique : L'utilisation des droits de douane et des sanctions comme leviers de pression sur les alliés. La nécessité d'un rapport de force équilibré Face à cette realpolitik décomplexée, François Hollande estime que la diplomatie traditionnelle du dialogue ne suffit plus. L'Europe doit apprendre à parler le langage de la puissance. > « Il ne s'agit pas de chercher le conflit pour le conflit, mais de comprendre que dans ce "nouveau monde", l'absence de répondant est interprétée comme une faiblesse. » > Se faire respecter sans escalade L'objectif n'est pas d'entrer dans une confrontation stérile ou une surenchère agressive avec les États-Unis. Il s'agit plutôt de : * Affirmer notre souveraineté : Réduire les dépendances stratégiques (défense, énergie, technologie). * Fixer des limites claires : Montrer que l'Europe dispose de leviers de rétorsion crédibles. * Défendre l'intérêt commun : Rappeler que le respect mutuel est la condition sine qua non d'une alliance durable. En somme, pour François Hollande, l'Europe doit cesser d'être un simple spectateur des décisions de Washington pour redevenir un acteur capable d'imposer ses propres conditions sur la scène internationale. Numbi Nday

samedi 17 janvier 2026

URGENT : Donald Trump frappe l'Europe de taxes douanières pour forcer l'achat du Groenland


WASHINGTON / BRUXELLES – Le président américain Donald Trump a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de pression internationale. Ce samedi 17 janvier 2026, via son réseau Truth Social, le locataire de la Maison-Blanche a annoncé l’imposition de droits de douane de 10 % visant spécifiquement huit nations européennes, dont la France.
Une mesure de rétorsion inédite
Cette décision intervient alors que plusieurs pays européens s'opposent fermement aux ambitions américaines d'acquérir le Groenland, territoire semi-autonome du Danemark. Donald Trump accuse ces nations de freiner un projet qu'il juge « vital pour la sécurité nationale des États-Unis » face aux influences russes et chinoises en Arctique.
Les pays visés par cette taxe de 10 % (dès le 1er février 2026) :
 * 🇫🇷 France
 * 🇩🇪 Allemagne
 * 🇩🇰 Danemark
 * 🇬🇧 Royaume-Uni
 * 🇳🇴 Norvège
 * 🇸🇪 Suède
 * 🇳🇱 Pays-Bas
 * 🇫🇮 Finlande
Une escalade déjà programmée
Le président américain ne compte pas s'arrêter là. Il a d'ores et déjà prévenu que si aucun accord n'était trouvé pour « l'achat complet et total du Groenland », ces droits de douane passeraient à 25 % dès le 1er juin 2026.
> « Nous avons subventionné ces pays pendant trop longtemps via l'OTAN. Ils jouent un jeu très dangereux en s'opposant à nous sur le Groenland. Les taxes resteront jusqu'à ce que le deal soit conclu », a déclaré Donald Trump.
Vers une guerre commerciale totale ?
La réaction de l'Union européenne ne s'est pas fait attendre. À Bruxelles, la Commission européenne dénonce une mesure « injustifiée » et prépare déjà des contre-mesures proportionnées.
La France, par la voix de son gouvernement, a fustigé une méthode de « chantage économique » qui pourrait déstabiliser les échanges transatlantiques, notamment dans les secteurs du luxe, de l'automobile et de l'aéronautique.
Les enjeux derrière le Groenland
 * Ressources naturelles : L'île regorge de terres rares et de minerais stratégiques nécessaires à la transition énergétique.
 * Géopolitique : Le contrôle de l'Arctique est devenu une priorité militaire pour les États-Unis.
 * Souveraineté : Le Danemark et le gouvernement local groenlandais ont réitéré que le territoire « n'était pas à vendre .



Numbi Nday 

🇺🇬Ouganda : Yoweri Museveni réélu pour un septième mandat dans un climat de haute tension🇺🇬






KAMPALA – La Commission électorale ougandaise a officialisé ce samedi 17 janvier 2026 la victoire du président sortant, Yoweri Museveni. À 81 ans, celui qui dirige le pays d'une main de fer depuis 1986 vient de décrocher un septième mandat consécutif, prolongeant un règne qui atteindra bientôt les 40 ans.

Les chiffres clés du scrutin

Selon les résultats définitifs proclamés par Justice Simon Byabakama, président de la Commission électorale :

 * Yoweri Museveni (NRM) : 71,65 % des suffrages (environ 7,9 millions de voix).

 * Bobi Wine (NUP) : 24,72 % des suffrages (environ 2,7 millions de voix).

 * Taux de participation : Estimé à 52,5 %, un chiffre en baisse par rapport aux précédentes échéances.

Un climat de répression et de contestation

Le scrutin du 15 janvier s'est déroulé sous haute surveillance. Comme en 2021, les autorités ont imposé un black-out numérique total, coupant l'accès à Internet et aux réseaux sociaux dès la veille du vote.

Bobi Wine, le principal opposant et ancienne star du reggae, a immédiatement rejeté ces résultats, les qualifiant de « parodie de démocratie ».

> « Nous avons assisté à un bourrage d'urnes massif et à l'enlèvement de nos agents électoraux par les forces de sécurité », a déclaré l'opposant depuis un lieu tenu secret, après avoir dénoncé un raid policier à son domicile vendredi soir.

Les points de friction majeurs

 * Dysfonctionnements techniques : De nombreux bureaux de vote ont signalé des pannes des machines de vérification biométrique, obligeant la Commission à revenir à un comptage manuel, une méthode jugée opaque par l'opposition.

 * Présence militaire : La capitale Kampala et les bastions de l'opposition sont actuellement quadrillés par l'armée et la police pour prévenir tout mouvement de protestation.

 * Inquiétudes internationales : L'ONU et plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé un environnement marqué par « l'intimidation et la peur », citant l'arrestation de centaines de partisans de l'opposition durant la campagne.

Et maintenant ?

Avec cette victoire, Yoweri Museveni consolide sa place parmi les dirigeants africains à la plus grande longévité au pouvoir. Si la stabilité est l'argument principal du camp présidentiel, la jeunesse ougandaise — dont la majorité n'a connu qu'un seul président — exprime une frustration croissante face au manque d'alternance.

L'opposition a désormais un délai légal pour déposer un recours devant la Cour suprême, bien que peu d'observateurs s'attendent à une annulation du scrutin.

Numbi Nday 


vendredi 16 janvier 2026

RDC -🇨🇩La dénonciation des "cachots des services🇨🇩


Seth Kikuni pointe du doigt une structure parallèle au système judiciaire officiel. Contrairement aux prisons civiles (comme Makala), ces "cachots" (ANR, DEMIAP, T2) sont :

 * Opaques : Échappant à tout recensement officiel et au contrôle des organisations de défense des droits de l'homme.

 * Lieux de torture : Il décrit la torture non comme un accident, mais comme une "routine".

 * L'anonymat des victimes : Le message souligne que pour chaque opposant connu, des dizaines d'"anonymes" (comme le "wewa" cité) subissent le même sort sans que le public ne soit alerté.

3. La dimension politique et ethnique

Un point crucial du message est la mention de l'origine géographique des codétenus rencontrés par Kikuni dans le cachot "Zaïre" :

 * 12 du Nord-Kivu et 12 du Grand Katanga : Cette précision suggère une ciblage politique ou sécuritaire spécifique. Le Nord-Kivu est une zone de conflit armé, tandis que le Grand Katanga est souvent un bastion de l'opposition politique.

 * Critique du régime : En nommant directement le Président Félix Tshisekedi et l'Administrateur Général de l'ANR, Justin Inzunga, Kikuni place la responsabilité de ces conditions au sommet de l'État, qualifiant le régime de "tyrannie".

4. Un cri d'alarme humanitaire

La comparaison avec les animaux du Zoo de Kinshasa est particulièrement acerbe. Elle vise à choquer l'opinion publique en affirmant que les détenus politiques sont traités avec moins de considération que des animaux à l'agonie, privés d'air (cachot souterrain) et de lumière.

Conclusion

Le message de Seth Kikuni s'inscrit dans un climat de tension politique croissante en RDC, où les arrestations d'opposants et de journalistes sont régulièrement dénoncées par des ONG comme Amnesty International ou Human Rights Watch. Cette publication vise à mobiliser l'opinion internationale et nationale sur la nécessité d'une réforme profonde des services de renseignement.

Numbi 



jeudi 8 janvier 2026

🇨🇩ANALYSE CRITIQUE : Le Grand Écart Diplomatique de Tshilombo entre Luanda et Doha




L’actualité diplomatique de la République Démocratique du Congo est marquée par un spectacle de contradictions qui interroge sur la stabilité de la vision au sommet de l’État. Entre volte-face, humiliations diplomatiques et calculs de survie politique, Félix Tshisekedi semble naviguer à vue dans un océan d’incohérences.

I. Le Scandale de Doha : Une Trahison Diplomatique (Mars 2025)

En mars 2025, alors que la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies réaffirmait la primauté des processus de Luanda et de Nairobi pour restaurer la paix en RDC, Félix Tshisekedi a choisi de briser l'élan régional.

En s'envolant pour Doha pour y retrouver Paul Kagame, il a envoyé un signal désastreux :

 * Humiliation de l'Angola : En ignorant la médiation de João Lourenço au profit d'une rencontre informelle au Qatar, il a froissé un allié stratégique et historique.

 * L'ambiguïté du « Frère » : Ses retrouvailles avec l'homme fort de Kigali, malgré l'agression persistante à l'Est, ont jeté un flou total sur sa réelle volonté de défense nationale.

II. Janvier 2026 : Le Retour du Quémandeur à Luanda

Changement de décor. Moins d'un an après avoir snobé l'Angola, Tshilombo revient à Luanda. Ce retour, marqué par un contraste de forme (une tenue négligée face à un Lourenço impeccable), symbolise surtout un affaiblissement du crédit diplomatique congolais.

La Peur du Rapprochement Kabila-Lourenço

Ce revirement n'est pas le fruit d'une illumination stratégique, mais d'une panique politique. Selon des sources proches du palais de Cidade Alta, l'ombre de Joseph Kabila Kabange plane sur Luanda. Les échos d'un rapprochement cordial entre l'ancien président congolais et João Lourenço auraient poussé Tshisekedi à tenter un virage opportuniste :

 * Proposition d'un dialogue « Inclusif » sous médiation angolaise.

 * Demande d'un cessez-le-feu général.

> Le constat est amer : Après avoir tourné le dos à la médiation régionale, il y revient par nécessité de survie, non par conviction.

III. Une Sécurité en Miettes et une Parole Discréditée

L'incohérence se lit également sur le terrain militaire. Le discours belliqueux du « torse bombé » se heurte à la réalité d'une armée nationale dont la montée en puissance reste invisible.

 * Incapacité Territoriale : Comment prétendre défendre les 2 345 410 km² du pays sans une stratégie militaire cohérente ?

 * La Stratégie de l'Horloge : Tout indique que l'objectif actuel est de gagner du temps jusqu'en 2028, afin de masquer l'échec d'une gouvernance incapable de sécuriser ses citoyens.

IV. Les Questions qui Fâchent

Ce tableau soulève des interrogations fondamentales pour l'avenir de la Nation :

 * L'énigme Kabila : Joseph Kabila acceptera-t-il de s'asseoir à la table d'un homme qui semble avoir fait du reniement de sa propre parole une méthode de gouvernement ?

 * La réaction de l'AFC/M23 : Quelle valeur accorderont les mouvements armés à un cessez-le-feu proposé par un président dont la boussole diplomatique change au gré des vents ?

Conclusion : Une Diplomatie sans Boussole

De Luanda à Doha, et de Doha à Luanda, Félix Tshisekedi a offert en un an un spectacle de contradictions saisissant. Entre arrogance et supplications, la diplomatie congolaise semble être devenue un écran de fumée destiné à masquer une absence de résultats tangibles.

Pendant ce temps, la population observe, s'interrogeant chaque jour davantage sur la capacité de celui qui préside à ses destinées à mener le pays vers une paix réelle et durable. Numbi