L’année 2025 restera gravée comme l'une des plus sombres pour les droits fondamentaux en Iran. Selon les données compilées par Iran Human Rights (IHR) et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), la République islamique a multiplié les exécutions pour maintenir son emprise sur une population assoiffée de réformes.
Bilan Annuel
1 639Individus exécutés
Progression
+68%vs 2024
Rythme
~4/jourMoyenne quotidienne
L'exécution comme arme de contrôle politique
Ce n'est plus une simple application de la loi, mais une méthode de gouvernance par la terreur. Le rapport souligne que le nombre d'exécutions publiques a plus que triplé en un an. Cette mise en scène de la mort vise directement à briser le moral des mouvements de contestation qui secouent le pays depuis plusieurs mois.
— Rapport annuel de l'IHR et de ECPM
Un triste record pour les droits des femmes
L'analyse segmentée des données révèle un aspect particulièrement inquiétant : 48 femmes ont été pendues en 2025. C'est le chiffre le plus élevé depuis deux décennies. Ces condamnations, souvent basées sur des aveux extorqués, illustrent la vulnérabilité accrue des femmes face à un système judiciaire dont l'impartialité est mondialement contestée.
La diplomatie face au mur du silence
Malgré les cris d'alarme de Mahmood Amiry-Moghaddam devant les instances de l'ONU, Téhéran semble ignorer les pressions diplomatiques. Pour les experts de Numbinday Actu, cette escalade pose la question de l'efficacité des sanctions actuelles face à un régime qui joue sa survie sur l'échafaud.

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